Soigner la peur du dentiste

Les statistiques sont formelles, 40 % des personnes qui auraient besoin de soins dentaires ne vont pas consulter car elles ont une peur insurmontable du dentiste. Cette phobie a pour origine principale la crainte de la douleur, mais aussi l’odeur dégagée par les produits utilisés ainsi que le bruit et les vibrations provoqués par les instruments.

Parmi les 60 % restant il y en a encore plus de la moitié qui ne prennent un rendez-vous que lorsque la douleur dentaire devient insupportable malgré 6 prises quotidiennes d’aspirine ou d’un anti-douleur similaire. Ces patients vivent dans l’inquiétude et la nervosité soit depuis la prise du rendez-vous, soit seulement quelques jours avant la consultation, et l’angoisse atteint son maximum dans la salle d’attente.

Un autre phénomène s’ajoute à cette peur du dentiste, c’est le syndrome dit « de la blouse blanche », c’est-à-dire une crainte plus ou moins forte de tous les soignants.

Des moyens existent pour lutter, voire guérir, de la peur du dentiste, qu’il s’agisse de calmer une simple crainte, une angoisse, ou de vaincre le blocage total face aux soins bucco-dentaires, c’est-là-dire la stomatophobie.

Sans vouloir faire un inventaire complet de toutes les méthodes et techniques qui aident à vaincre la peur du dentiste, on peut tout de même citer :

  • Les méthodes de relaxation comme les massages, le yoga, les arts martiaux, la sophrologie, etc. Ce sont des méthodes de prise de conscience de l’être, du corps, qui visent à diminuer les tensions nerveuses. Elles sont suggestives et nécessitent un apprentissage qui se fait le plus souvent en groupe avec un animateur.
  • Les méthodes pédagogiques comme l’explication préalable des soins et le suivi de la progression de ceux-ci par l’image ou la vidéo de synthèse et/ou en temps réel, qui permettent au dentiste de communiquer sur l’état de la dent à soigner, sur les gestes qu’il va accomplir, les outils dont il aura besoin et les produits de colmatage ou de remplacement de la dent (plomb, couronne, bridge, etc.) qu’il va mettre en œuvre. Cette méthode est « rassurante » car elle permet au patient de savoir ce qui va se passer, mais elle ne peut s’adresser qu’à des personnes dont l’angoisse repose sur la méconnaissance et non sur un blocage profond souvent dû à une expérience antérieure très douloureuse.
  • L’hypnose peut également venir au secours des personnes très angoissées mais qui laissent cependant leur subconscient ouvert à une tierce personne, qu’elle soit un professionnel de cette technique ou un dentiste ayant suivi une formation spéciale pour la pratiquer. L’hypnose est une méthode qui permet à une personne de prendre, en quelque sorte, un certain contrôle d’une autre personne, ici le patient, par des suggestions qui le place dans un demi-sommeil, un état de calme et de détachement. Là encore le patient ne doit pas être victime d’une phobie trop ancrée et surtout avoir la volonté de s’abandonner en confiance pour atteindre un état serein de relaxation totale.
  • Le recours à la sédation consciente, qui ne provoque pas une anesthésie mais une détente nerveuse et musculaire et que les cabinets dentaires sont autorisés à pratiquer.  Cette  pratique qui s’adresse aux personnes dont la phobie ne permet pas d’accepter les méthodes précédemment citées, mais qui parviennent à venir s’asseoir dans le fauteuil du cabinet dentaire et acceptent de poser le masque inhalateur sur leur nez. Pour en savoir plus sur ls sédation, visitez: http://www.souriredereve.com
  • L’anesthésie générale est le dernier recours pour lutter contre la phobie du dentiste, spécifiquement lorsque celle-ci atteint des degrés tels qu’aucun appel à la raison ne peut donner de résultat, mais elle ne peut être pratiquée qu’en milieu hospitalier.

Ces méthodes très différentes offrent à tous les patients qui souffrent de la peur du dentiste, de la plus simple angoisse à la phobie totale, un moyen de sortir de leur situation de stress et d’accéder avec davantage de sérénité aux soins dont ils ont besoin.